Blondes autour du monde
Famille Craplet de Nanterre à Singapour, en camping-car entre 2009 et 2010


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Le i-grec

(by Anne-Claire)

 

Petit prélude à cet article pour vous expliquer comment on apprend les lettres de l’alphabet à Noémie. Un petit carton pour chaque lettre, avec un petit dessin intuitif pour lui rappeler la lettre en question : le H avec une hache (pas très original), le B comme Benjamin, I comme Ines, R comme Rachel (utilisation subtile du prénom des cousins pour maintenir en éveil l’intérêt de notre apprentie lectrice) et finalement le Y avec un i et un drapeau grec dessiné… Et la, je dis : bravo l’artiste ! C’est génial ! Le Y est un I, pourquoi avoir fait un deuxième I ? Et bien pour les Grecs pardi !

 

Et si Noémie oublie le  Y, je lui fais manger 5 pitas d’affilée !

 

Voilà, le vrai article Grec commence ici.

 

Il est temps maintenant de remercier les Vietnamiens de nous avoir ainsi bloqué l’entrée à leur frontière. Parce qu’en effet, sans eux, nous ne serions très certainement pas rentrés en France par la case Grèce et on aurait vraiment raté quelques choses ! Et notre enthousiasme à reconfigurer notre fin de voyage n’a d’égal que le plaisir de vadrouiller, une dernière fois, dans un nouveau pays.

 

Alors évidemment ici tout s’arrange : zone euro, boulangerie à chaque coin de rue, vins abordables, campings, machines à laver, fraicheur, c’est comme si on ressuscitait de notre périple en Asie !

 

Petit tour dans le Pénopolèse et appropriation des histoires de l’Antiquité Grecque : Zeus, Era, Aphrodite, Dionysos, Apollon, Athena, autant de Dieux et de Déesses qui enchantent les peplums (Romains je sais !) racontés par Vincent, intarissable sur le sujet !

 

Alors évidemment, les ruines d’Olympie font un peu triste mine comparées à celles d’Angkor mais bon, on ne compare pas les mêmes époques non plus !

 

N’empêche qu’on n’est pas bien sûr que les Grecs mettent tous les fonds de l’Europe à profit pour mettre en valeur, leurs inestimables ruines !

 

Pas un panneau en Français à Olympie, plus de brochures en Français ni en Anglais à Delphes,  pourtant tous les 2 de patrimoines mondiaux de l’Unesco. Alors que les offrandes soient pillées par le parti à Wat Phu, passe encore : c’est loin et qui connait Wat Phu, mais là… Olympie et Delphes : quand même !

 

Pareil, à Mystras près de Sparte, la ville est magnifique, sur 3 étages : un fort surplombant la vallée, la ville haute pour le clergé et l’aristocratie et la basse pour les paysans. 6 euros l’entrée et pas un dépliant avec la description du site ! Merde alors ! C’est ça l’Europe ? Pas étonnant que tout l’Europe râle pour serrer un peu la vis aux Grecs avant de leur filer tout le pognon du FMI ! Et c’est pareil pour la signalisation ! Les panneaux sont savamment postés après les croisements pour lesquels ils indiquent des bifurcations, résultat, on passe notre temps à faire des demi-tours et les demi-tours en camping-car, je crois que c’est ce que je déteste le plus !

 

Bon allez, j’arrête de râler parce que vous allez penser que je ne suis toujours pas remise de mes réflexions sur mon couple, alors que si !

 

Donc on a maintenant quitté le Pénopolèse en traversant par le pont de Patra (qu’on appelle évidement pont de Chrystelle entre nous !) : très jolie réussite architecturale et gouffre financier : 12 euros la traversée, je suis sure que c’est plus cher que le pont de l’île de Ré !

 

Une fois retrouvé le continent, on a passé 3 jours à Delphes où Vincent s’est déchainé sur le lavage de la salle de bain. Plus question de prendre une douche dans cette pièce qui ressemble maintenant à un laboratoire pharmaceutique !

 

Et nous coulons maintenant une retraite paisible de 48h dans le parc national du mont Iti, installés, une fois n’est pas coutume, sur le parking du centre ville d’Ipati. Ipati : 15 habitants l’hiver et 21 en été, pas de camping évidemment ! Pour vivre heureux, vivons cachés !

 

La bise à tous !



Publié le 27/04/2010 à 18:57, dans Livre de Bord, Ipáti
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Jeu dangereux

(by Ac)

 

Petite analyse de la mutation de nous et de notre couple en 15 ans…

 

Au commencement, lui avait déjà besoin de s’alimenter en lectures très sérieuses : pavés historiques, récits de voyage, réflexion sur l’évolution de l’architecture des châteaux forts au XIIième siècle, … Bref, que des bouquins dont je ne lisais même pas la quatrième de couverture et qui faisaient beaucoup marrer nos copains sur la plage ! Il était déjà lui-même en quelques sortes, celui que vous connaissez tous.

 

De mon coté, j’étais une sorte de speedy gonzales, attachée à l’organisation ou à la participation de tous les évènements festifs, y compris familiaux, du moment. J’imposais à mon prince charmant tout beau tout neuf, un emploi du temps de marathonien auquel il n’avait pas du tout l’habitude mais se pliait avec grâce.

 

 Un des seuls moments dont je me souvienne un peu triste est nos trajets entre la rue de Maubeuge et la Défense, les matins de semaine pour aller bosser. Mon petit chéri avait du mal à cacher son impatience de me voir descendre du métro, quand enfin, il pourrait prendre son bouquin et ne plus  faire semblant d’écouter mon insatiable besoin de lui raconter tout et n’importe quoi, du moment qu’on parle !

 

Et puis les filles sont arrivées, nos boulots ont évolué, on a acheté la maison, les vacances en corse se sont transformées en vacances aux Caraïbes !

 

C’est par où la famille heureuse et nombreuse ? C’est tout droit, on y va direct et comme on est vite arrivés, on se fixe un nouvel objectif pour entretenir cette belle dynamique et on planifie un tour du monde.

 

Le tour du monde, ou plutôt sa version en quart de tour parce qu’on sait bien qu’on ne fera pas ça toute notre vie, que notre vraie vie à nous, elle est avec les autres, vous quoi !

 

Alors, on planifie, on organise, on achète un camping-car et on s’enferme à 5 dans 9 m2. On vous en a déjà parlé, ça vous a déjà fait marrer la promiscuité de vivre à 5 dans un espace réduit. On vous a déjà dit aussi que les conversations sont toujours un peu les mêmes et qu’on a parfois du mal à enrichir nos discussions. Heureusement, plusieurs d’entres vous nous on rejoint et on a fait des connaissances un peu en profondeur avec certains, ce qui nous a permis de prendre un peu de recul et d’élargir à nouveau notre spectre de conversations.

 

Mais, il ne faut pas sous estimer ce phénomène de raz le bol qu’on arrive à se faire sentir quand on est deux et qu’on a rien d’autre à se mettre sous la dent qu’à se parler. Moi, en tous les cas, je suis à fleur de peau dès que je sens cette lassitude que me fait sentir ma moitié quand j’ose lui dire que je le trouve de mauvais poils. Alors, me revient cette image Parisienne du début, que j’avais vite oubliée et qui me revient maintenant. Comment peut-il passer de l’amour de ma vie à un ours bourru et renfermé en un rien de temps ? Comment est-ce que je déclenche ce phénomène ? Qu’est-ce que je dis ? Qu’est-ce qui l’énerve assez pour qu’il se mette d’un coup à accélérer le mouvement, à crier sur tout le monde, à ronchonner sur les campings et les gens, à nous faire sa soupe à la grimace, à acheter un paquet de cigarettes ?

 

Comment ça va se passer à notre retour ? Est-ce que le fait d’être à nouveau noyés dans nos vies et mélangés à nos multiples vies mondaines, va nous éviter ce phénomène pesant et lourd pour moi ? Est-ce que le fait de ne plus passer 24h/24 ensemble va nous éloigner et qu’on n’en aura alors plus rien à faire de l’humeur de l’autre ? Ou au contraire, est-ce que ce sera plus facile d’oublier nos humeurs quand on passera moins de temps ensemble ?

 

C’est pas facile de réussir sa vie de couple, d’entretenir la flamme tout en préservant son espace vital, de respecter les états d’âmes de l’autre sans se faire hara-kiri sur ses envies à soit, d’avoir toujours envie d’aller dans la même direction alors que le temps nous change… Et peut-être que de s’enfermer dans un camping-car pendant 10 mois, c’était pas l’idée du siècle pour entretenir cette flamme !

 

Ne soyez pas déçus ou inquiets, ça me passera, ça me passe toujours…



Publié le 24/04/2010 à 13:36, dans Livre de Bord, Delphes
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Une étape nécessaire

(by Vince)


Bali, ... le 14 avril, avant de prendre notre avion, j'envoie un mail à notre agent à Singapour, afin de vérifier que Pantoufle continue tranquillement sa petite croisière qui doit l'amener au Pirée le 22 avril. Bonne surprise en retour, le bateau entrera au Pirée au moment même où notre avion Qatar Airways se posera à Athènes (lui, après nous avoir arrêtés d'abord à Singapour, puis à Doha).

 

Excellent. Le temps pour nous de faire le tour express d'Athènes, de payer deux nuits d'hôtel 100 euros chacune ( !), et nous récupérons Pantoufle à la douane où nous ont accompagnés les filles Vassiliadis. Parce que le monde des agents maritimes, transitaires, brokers, freight forwarders et compagnie, ne cesse de nous étonner. Cette fois il s'agit de Vassiliadis Group qui est en fait l'affaire familiale de Monsieur et Madame (Nikos, Rebecca) et leur deux filles (Eugenia, et ... je n'ai pas compris son prénom) Les parents ne parlent pas anglais, ce qui me fait douter de leur capacité à faire du freight forwarding, va savoir Jacques, mais nous offrent du café, et leur filles, si, et nous nous entassons avec elles dans la C3 pour rejoindre le port. Pantoufle nous y attend au milieu des pick-up Toyota qui l'ont sans doute accompagnée depuis Singapour. Et nous voilà repartis pour quelques kilomètres qui nous conduisent à Epidaure, première étape de notre tour du Péloponnèse.

 

Cette étape par la Grèce, avant de rentrer au bercail est finalement une bénédiction (que nous devons à la mauvaise réputation des douaniers Vietnamiens) pour plusieurs raisons. La première est qu'elle nous évitera de passer pour des débiles profonds aux yeux de nos amis, famille et collègues. Par exemple : oh, ahhhh, ouiiiiii, un coquelicot, c'est magnifique, quel bonheur de revoir des coquelicots, ce rouge profond, cette légèreté du pétale froissé, j'aime, que j'aime oh oui j'adore les coquelicots.
Cela nous évitera également de passer pour des gros cons racistes vis-à-vis de leurs propres congénères, ce qui serait un comble. Nous nous défoulons sur les grecs (excusez nous, Georges Moustaki, Nikos, et toute la troupe des Beaux Hellènes de Saint-Germain des prés, et tous les grecs en général. Sachez que si vous n'étiez si laids, nous vous aimerions comme des êtres humains. Oups)

 

Je ne sais pas ce que signifie exactement un nez grec, non plus qu'un pied d'ailleurs, mais nous constatons ici une curieuse similitude de tous les grecs, mâles, d'avoir le nez qui rejoint le menton au niveau de la bouche, tandis que, déséquilibré sans doute par cette anomalie, le front est rejeté en arrière donnant au visage grec une allure de R14 humaine, ou de commander de croiseur impérial dans Star Wars (celui qui parle comme un évier qui se vide)
J'ai tenté de le reproduire en dessin (cf. l'album du même nom) mais c'est le nombre qui rend la chose curieuse. Surement aussi notre arrivée d'Asie où le nez est un accessoire facultatif dont se passe la plupart des locaux. Passer en une nuit du pays des visages plats à celui des longs tarins déforme un peu la réalité, comme si nous eussions consommé des petits champignons marron à l'insu de notre plein gré. Enfin, retenez quand même cette information capitale, le grec peut fumer sous la douche, et même en faisant le poirier.


Quant aux grecques, elles sont plutôt pas mal, et retrouver des femmes bien de chez nous qui dépassent allègrement le mètre 50 me fait chaud au cœur. Et si vos yeux masculins s'illuminent, du cul du cul du cul, vous dites-vous, car enfin depuis la Hongrie et ses loches monumentales on nous assène du mystique, on nous assomme à coup de sermons, serait-ce enfin le retour du blog salace et du bloggeur obsédé sex-cul-elle ?

Du calme. Nous n'en sommes point encore là. Il est vrai qu'hormis les cambodgiennes dont les sourires aguicheurs auraient fait frétiller même la queue d'un pape mort (le pape, le poisson évidemment), les asiatiques me laissèrent de marbre et c'est surement la froideur insupportable de cette partie de mon anatomie qui me jeta dans les bras innombrables de Shiva et ses amis car on s'élève de là où l'on peut.
Il se pourrait donc qu'en revenant au pays des européennes cela réveille ma libido, endormant par là-même mes élans mystiques qui priveront peut-être l'humanité d'un nouveau gourou mais rendront à Anne-Claire ses espoirs de ne point prendre la cornette. Vous en saurez plus au prochain épisode, à moins que Zeus ne parvienne à faire renaître encore cet élan religieux. Même si en la matière Zeus, Aphrodite et Dionysos s'y connaissent aussi en galipettes et seront tout autant source d'inspiration en ce registre. Comme les hindous d'ailleurs. Et l'on se posera ici la question : pourquoi donc les religions monothéistes ont-elles diabolisé le sexe alors que leurs prédécesseurs l'intégraient si naturellement au cycle de la vie, à côté de la mort, la folie, la fécondité, l'amour, toutes ces choses qui nous font plus réfléchir qu'une émission de TF1 et que nous partageons, certes, avec l'escargot, mais avec un peu plus de panache, s'il vous plaît (exception faite de notre voisine Mme X). Du moins quand certains ne se mêlent pas de les rendre honteux car alors l'escargot nous dépasse et c'est bien le comble, surtout si l'on est parti à temps.

 

Cela faisait longtemps que je n'avais point commis d'article aussi verbeux et je m'en explique : poussé par la perspective de voir ce voyage se terminer, opportunité unique pourtant de le faire, je me suis mis dans la tête d'écrire une nouvelle, pour de vrai, au débotté et au stylo bille.
A part ça il fait froid la nuit mais 25 la journée. Il y a peu de touristes si ce n'est des retraités. On fait du jogging avec Anne-Claire. Les filles se passionnent de mythologie grecque autant que de l'hindouisme. Pantoufle est nickel. Il y a moins de sourire mais on repose nos mâchoires. Bientôt on sera rentré et il faudra sérieusement songer à cesser de signer ces sottises.

 

Accolade grecque

PS: et vraiment navré pour les volcans qui pètent et qui gachent les vacances



Publié le 19/04/2010 à 15:24, dans Livre de Bord, Épidaure
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Last news, from Doha

(by Vince)

 

Alors voilà. Nous avons quitté hier soir cette île magnifique qu'est Bali. Touristique certes, mais notre point de vue après plusieurs mois de voyage est sans doute altéré. Après la Turquie et la Thaïlande, toujours la même histoire. En arrivant directement de Paris nous aurionss certainement été émerveillés plus par les sourires, la patience, la prévenance, les rites, ... bref la fameuse culture balinaise (et bon, ce n'est pas non plus du snobisme ... quoique)

Bref. Bali restera une étape très agréable, très belle (chromatiquement parlant, c'est un régal) et puis c'est un premier sas de décompression vers le retour à la culture occidentale. Et la culture occidentale vue à travers ses touristes, ç'est pas jojo, donc ça fait un peu peur. La plage de Kuta, on dirait du Reiser, en version anglophone. Je dis ça mais la seule fois où j'ai assisté pour de vrai à une testicule pendante hors d'un slip de bain, c'était à Notre-dame de Monts (notez mes efforts pour promouvoir le tourisme vendéen après la tempête) La France ne nous déçoit jamais.

 

Nous sommes actuellement à Doha, en transit. Arrivée prévue à Athènes cet après-midi, à peu près en même temps que Pantoufle sur son Aquarius Leader 093. Mme Vassiliadis devrait nous le  dédouaner illico et si tout va bien nous quitterons Athenes plus tôt que prévu, avec donc plus de temps pour nous faire voir chez les grecs (après avoir fait tant de trucs chez les turcs), rendant ainsi un hommage tardif mais sincère à Jean Schultheis, alias le petit quinouche, alias le tombeur Sotiate (pour les amateurs d'histoire, sachez que les Sotiates sont mentionnés dans la Guerre des Gaules de Monsieur Jules).
Pour ceux qui se demandent ce qu'est devenu ce héros de la région de Poudenas à Réaup, je crois qu'il joue du piano en accompagnement de diverses émissions musicales (vers 23h30 ou 15h15, ne cherchez pas à la Nouvelle Star)

 

Nous allons aussi constater de visu ce que l'appétit insatiable des financiers fous et traders psychopathes a fait de la Grèce. En espérant qu'ils n'ont pas encore vendu les pierres du Parthenon pour rembourser leurs dettes. Ce sera sans doute de mauvais aloi mais ne trouvez vous pas que cet acharnement contre les financiers a des relents de Dreyfuserie ? droits crochus et cie ? Et je ne dis pas ça pour protéger mes petits camarades. Je pose juste la question. C'est juste eux, ou tout le système qui est en cause (et nous avec) ?

Ah ah, périlleux de faire de l'écono-sociologie de comptoir à 5 heures du matin en transit dans un aéroport glacial... comme faire du trapèze sans filet, ou jouer au jokari sans lunettes de chantier (j'ai revu OSS117, finalement le 1er est mieux)

 

Alors pour finir et pour répondre à tonton du Cantal (quelles affinités avec Tonton du bled ?), effectivement le retour en France va être difficile, et nous commençons à nous en rendre compte. Rien que de planifier les vacances des filles pour cet été ... heureusement Anne-Claire n'a pas perdu la fibre des organisations irréprochables.

 

Et puis sinon, serait-il bien raisonnable de prendre un train conduit par une femme ?

 

La bise embrumée



Publié le 14/04/2010 à 04:29, dans Livre de Bord, Doha
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Elle est où LA rizière ?

(by Anne-Claire)

 

On sait bien qu’il y a différents types de touristes, mais celle là, il fallait quand même nous la faire !

 

Nous avons laissé nos copains Ricoré retrouver Bangkok pour de nouvelles aventures et nous sommes de nouveau en famille pour explorer Bali. Ca fera rire ceux qui connaissent Bali de savoir qu’on est à Ubud, parce qu’Ubud est 100% tourné vers le tourisme et qu’il n’y a très certainement rien à découvrir qui ne soit déjà détaillé dans les dizaines de guides qui parlent de la région.

 

Bref, nous avons loué des scooters hier, pour aller à Gunung Kawi, temple historique de la région, entouré de rizières plus magnifiques les unes que les autres. On part à l’aube pour éviter d’avoir trop chaud. On traverse Ubud encore endormi et on traverse moult rizières avant d’arriver à destination. Le site est magnifique (les photos sont en ligne), la ballade dans les rizières très agréable, et nous repartons sur nos petites routes de rizières pour déjeuner. Oui, oui, oui, j’insiste beaucoup sur ces traversées de rizières parce qu’alors qu’on était tranquillement installés au restau, à siroter notre coca, une touriste (française) arrive et nous dit : ‘Excusez-moi, on est complètement perdus. Vous pourriez nous dire où est LA rizière ?’  

 

Alors là… On se regarde avec Vincent et on ne sait que répondre... Par la vitre du restaurant on voit bien une rizière, une toute moche, toute petite, coincée entre deux murs en bétons. Mais est-ce de celle-là qu’elle nous parle ?

 

- Mais quelle rizière ?

 

- Ben, vous savez, la rizière qui est indiquée dans le guide. La belle rizière en terrasse où on peut prendre des photos de haut, nous dit la touriste un peu embarrassée.

 

Mais c’est que nous aussi on est embarrassés ! On finit même par se demander si elle sait à quoi ça ressemble une rizière !

 

Alors, ne sachant vraiment pas quoi lui dire après lui avoir annoncé : ‘Des rizières, il n’y a que ça ici alors… une en particulier, on ne voit pas bien…’, on va poser la question à la serveuse qui nous dit : ‘Yes, yes, 2 minutes with mob, straight ahead’.

 

Et voilà, c’est réglé ! Notre française repart presque en courant, contente de savoir qu’elle pourra la faire elle aussi SA photo !!!

 

On en reste les bras ballants ! C’est ça les touristes d’aujourd’hui ? Photo minute comme dans le guide et on retourne vite siroter un mojito. Au secours !!!!



Publié le 12/04/2010 à 01:21, dans Livre de Bord, Ubud
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