Blondes autour du monde
Famille Craplet de Nanterre à Singapour, en camping-car entre 2009 et 2010


Menu

» Accueil
» Qui suis-je ?
» Itinéraire prévu
» Itinéraire réel
» Livre d'or
Grèce
Bali
Dessins
L'Asie, c'est fini
Angkor
Laos
Thaïlande
Singapour Malaisie
Inde
Dubai
Photos HQ
Photos HQ 2
Iran
Turquie
Bulgarie
De Budapest à la Mer Noire
Budapest
De Villiers à Budapest


Rubriques

English version
Itineraire prevu
Livre de Bord
Membres participants


Et maintenant le livre

 C'est toujours fini (rassurez vous) mais si le coeur vous en dit, retrouvez nos aventures en livre ... 

 http://www.priceminister.com/offer/buy/115690708/blondes-autour-du-monde-n-1-blondes-autour-du-monde-revue.html 

 



Publié le 3/01/2011 à 21:26, dans Livre de Bord, Nanterre
Mots clefs :
Lien

Ca y est, on est de retour !

 

  La France

 

 AU REVOIR ET MERCI A TOUS !!!

 



Publié le 8/05/2010 à 10:58, dans Livre de Bord, Gap
Mots clefs :
Lien

Ciao tutti

(by Vince)

 

 

Pour ce qui est de l’Italie : pluie, pluie, pluie. Nous avons débarqué à Ancone vers 15h Lundi, pluie. « que causa ? » on a dit, parce qu’on ne sait rien dire en italien, et l’on a tracé la route jusqu’à Florence. On a dormi dans la rue (camping à 45 euros !!!), on entendu la pluie tambouriner toute la nuit. Le matin : pluie. « basta ! » on a dit, et on est parti pour Pise où l’on a tourné une heure en cherchant la tour. Vous savez, il y a une tour penchée assez célèbre à Pise ? Et ben on ne l’a pas trouvée. Ca peut paraître con. Et bien en fait ça l’est. C’est très con. Point. Pas de mais. On a dit « Vafenculo » parce qu’on a un ami italien très pédagogue, et l’on est parti pour Cuneo, près de la frontière française dans la montagne (de l’autre côté : Barcelonette, derrière le col de Larche). Il faisait beau quand on est arrivé vers 18h. Et puis cette nuit ça a recommencé à tambouriner. J’ai lavé le camping car ce matin, on a fait le bilan, on a  dit ‘Nel’ parce que ça veut tout dire en italien je crois, et l’on va partir dans une heure. Tout à l’heure la France ! La France bafouée, la France humiliée, mais la France éternelle !

 

Pour ce qui est du bilan, j’arrive après Anne-Claire, je vais donc vous la faire courte.
Sur ce qui est de notre couple, c’est des trucs de gonzesses tout ça, tout ce que je peux dire, c’est que finalement les suspensions de Pantoufle ont bien tenu le coup.

La première chose que je retiendrai est la vie de famille en espace confiné qui nous a entraînés pour être la première famille complète en apesanteur si d’aventure ils recrutent pour la station spatiale (avec même les odeurs de chiottes chimiques. A moins que comme dans Franquin, zou les gros cacas soient expulsés dans l’espace pour rejoindre tous les débris fébrilement suivis sur radar ultraperfectionné par des équipes de spécialistes américains au pentagone et ailleurs, faisant parfois s’exclamer au sergent Johns, « captain j’ai un fuckin’ caca qui va percuter Kondor56 notre satellite de surveillance des fuckin’ sites d’enrichissement de fuckin’ uranium iranien, qu’est ce que je fais, fuck. » « Damn it, Johns, on va pas laisser un vulgaire fuckin’ étron gagner la guerre contre le fuckin’ extrémisme, le fuckin’ islamisme, le fuckin’ radicalisme, enfin bref tous les fuckinismes sauf démocratisme et consumérisme. Merde ! Balance un missile ».)
Aïe, je me relis. Mon bilan serait-il une énième plongée dans le scatologique ou le scabreux. Oui, oui, oui.
Non. Un peu de sérieux. Quel bonheur en effet de voir les filles évoluer, grandir, d’avoir le temps de discuter sans crier, enfin crier d’abord puis après avoir le temps de discuter, les entendre rire, réfléchir (avec les bruits d’engrenage), les sentir heureuses ou tristes, sentir aussi leurs terribles odeurs de pieds (toutes les filles ont-elles un problème avec ça ?), jouer aux playmobils, expliquer pourquoi Jésus n’est pas une réincarnation de Visnu (enfin, selon la bible), etc…

 

Et puis la deuxième chose dont j’ai déjà parlé, c’est l’expérimentation de la liberté, même illusoire, que l’on avait plus ressentie depuis la période entre 22 et 25 ans, après les études, avant le boulot. Certes en terme de liberté, on ne s’y connait plus du tout de nos  jours. Fini le temps des seigneurs tout puissants, qui ne rendaient des comptes qu’à un lointain suzerain, une fois l’an quand les routes étaient dégagées, qui pouvait violer et tuer à loisir, en tout impunité. Aujourd’hui, à part peut-être dans la mafia, pas moyen de violer et tuer en tout impunité. Et puis quoiqu’il en soit, la mort est toujours au bout du chemin. Alors, hein, bon, comme disait Pierre Desproges. Donc nous nous sommes contentés d’une petite liberté à notre niveau. Choisir d’aller là plutôt qu’ici, rester, partir, dormir, se réveiller. Avoir le choix tout le temps. Et puis bon on en arrive à quoi ? Tous les matins on a mis le réveil. On a fait l’école à fond, on a écrit, dessiné et puis quand on n’avait plus rien à faire on lavait le camping car. C’est acquis, c’est inné, je ne sais pas, mais on ne pouvait pas ne rien faire. Et puis dessiner ou écrire, c’est génial, mais comme boulot je ne pense pas que ce soit tellement mieux qu’organisateur dans une banque. En tout cas pour moi.

Donc le bilan c’est ça ? S’évader de la prison pour y revenir de son plein gré ?
Grosso modo, oui avec cette extraordinaire et stupéfiante découverte, que peu de philosophes n’ont ne serait-ce qu’approché du bout de la pensée : on ne peut pas tout avoir et l’herbe est toujours plus verte ailleurs ! C’est bouleversant, je sais. Mais combien nous croirons sur parole ? La vie est belle, surtout chez soi.

 

Allez, j’arrête et je vous laisse lire le bilan d’Anne-Claire que je partage (sauf le truc sur ma conduite parce que bon si on s’amuse jamais, à quoi bon ? et elle vous racontera la petite route sur la colline de Florence entre deux murs de pierre, interdite aux plus larges que 2m20, où l’on a terminé en beauté, oserai-je dire.)

 

La bise du hamster et merci lecteurs et commentateurs.



Publié le 6/05/2010 à 12:15, dans Livre de Bord, Cuneo
Mots clefs :
Lien

On ferme...

(by Anne-Claire)

 

Nous y voilà… Dernier jour à l’étranger. Demain, on retrouve notre chère France et les nôtres.

 

Alors, si bilan il y a, il faut qu’il soit écrit aujourd’hui. Après, toutes nos impressions seront modifiées par notre façon de les raconter, altérées par vos commentaires et vos questions, bonifiées par vos remarques, enjolivées pour faire un peu les mariolles.

 

Alors, c’est parti et dans l’ordre.  Comment je me sens après ces 10 mois de voyage ?

 

Bien, reposée, sereine. Un peu éclairée sur où j’en suis après 37 années sur cette terre. C’est pas facile de faire le point sur soi quand on est à la maison : appelée par les enfants, le boulot, la machine à laver, les courses, les copains, … Je me disais souvent qu’avec un peu de calme je réussirai à faire un peu plus la part des choses mais c’est pas vrai. Pour faire une vraie introspection, il faut du temps, il faut s’ennuyer, il faut se frotter à d’autres manières de vivre. Il faut sentir la foi des autres, voir comment ils vivent leur vie, être remuée par la ferveur de gens simples, être emplie de respect pour le courage de ceux qui vivent avec presque rien. Alors, on se regarde et on se souvient… Pleins d’images et de faits oubliés et bien enfouis cherchent à remonter pour nous montrer comment on est nous… Le reste est un peu diffus encore pour moi mais globalement, j’ai fait le tour de moi, je me suis regardée sous différentes coutures et je vois quand même assez bien comment j’en suis arrivée là et où je peux aller. Comme un résumé de mi-parcours !

 

Et puis, il y a nous deux aussi. Vincent et moi. Je vous en ai parlé récemment. C’est comme si cette vie en comité réduit avait permis de mettre en avant le meilleur et le pire de nous. Dans les bons moments, on a retrouvé l’essentiel de notre capital de couple idéal. De le voir jouer avec les enfants, planifier notre itinéraire, prendre les décisions qui s’imposent, chanter comme une casserole, imposer le calme quand le poulailler s’emballe, me demander si tout va bien quand j’ai le regard dans le vide… tout ce que j’aime en lui. Et puis, les autres moments, quand on ne se supporte plus, parce que je lui fais des réflexions sur sa conduite, que je suis sure d’un truc et que je me plante complètement en fait… Ces moments où je sens qu’il en a marre de moi… Et dans tous ces moments, l’important encore c’est qu’on sera surement mieux armés maintenant pour continuer notre route et reprendre les écarts. Parce que sans cette petite pause dans notre vie, on aurait continué à foncer tout droit sans forcément être sûrs qu’on voulait partir dans la même direction.

 

Et puis, il y a nous cinq. Faire une pause de 10 mois avec ses enfants. Les voir grandir, les voir réfléchir, absorber tout ce qu’on vivait, à leur manière. Leur faire l’école, voir où elles ont du mal et ou tout est simple. Les pratiquer excitées, fatiguées, énervées, ennuyées, heureuses, satisfaites, surprises… Les avoir rien que pour nous. Les sentir en étant sûrs de ce qu’elles pensent parce qu’on a rien manqué de leur journée. Emmagasiner des repères identiques et qui vont continuer à vivre et resurgir par moment. Avoir pris un rythme tous ensemble, savoir quand un moment va être plus dur pour les unes ou les autres, savoir lever le pied quand tout le monde en a marre, pouvoir hurler pour que tout le monde se calme et que cinq minutes après, plus personne n’y pense. Je crois que par-dessus tout, c’est ça qui restera le plus fort de ce voyage : notre vie à cinq avec rien d’autre (ou presque) pour s’occuper, et ce pourquoi il fallait vraiment le faire. Si je devais disparaitre trop tôt, c’est ça que je serais fière d’avoir légué à mes enfants : un moment unique, long et fort pour qu’elles se sentent fortes, prêtes à affronter le  monde en grand, sans idées étriquées, sans avoir peur de faire trop grand !

 

Et comme prévu, en élargissant encore mon cercle, je sais plus que jamais que je suis une personne sociable, qui a besoin de sa famille, de ses amis, d’une vie sociale, pour être heureuse. J’ai besoin de vous voir, de vous parler, de vous entendre, de savoir que tout va bien, de m’occuper de vous quand ça va mal, de me sentir utile à d’autres qu’à mon petit cercle.

 

Alors j’ai hâte de vous revoir tous, de voir tout ce qui vous est arrivé à vous aussi pendant cette année de séparation.

 

Je suis plus que contente de rentrer, mais je suis aussi très fière de nous. Il fallait le faire ce tour du monde, l’imaginer, l’organiser et le mener à bien. Et maintenant, on rentre avec tous nos souvenirs, le cœur gros comme ça, toutes ces rencontres dont on se souviendra et tous ceux qu’on reverra très bientôt j’espère.

 

Préparez-vous, on arrive !



Publié le 6/05/2010 à 12:11, dans Livre de Bord, Cuneo
Mots clefs :
Lien

A coup de Pow pow pow

(by Vince)

 

Nous ne sommes pas un groupe de rap dont les querelles d’egos incessantes compromettent irrémédiablement le prochain album, nous ne sommes pas une blonde bimbo riche héritière dont les multiples opérations chirurgicales ne parviennent plus à masquer la déchéance physique, accentuée par la consommation désespérée d’alcool et de cocaïne, qui petit à petit repousse au loin amants et paparazzis,  nous ne sommes pas un philosophe ayant tout dit et tout écrit dont les centaines de disciples attendent maintenant l’accomplissement du destin et la révélation finale pour se mettre en chemin et sauver le monde, nous ne sommes pas un dictateur paranoïaque, criminel de guerre sur le retour, ayant tant et si bien appauvri, affamé, torturé, déporté, massacré son peuple que ses plus grands fans réclament désormais ses adieux secrètement ou préparent son explosion définitive dans quelque cave sombre et humide, non … et pourtant, et pourtant nous sommes nous aussi confrontés à ce défi crucial de bien réussir sa sortie, de finir en beauté, de quitter la scène sous les bravos et de laisser bonne impression finale.

 

Alors certes, comme les Rolling Stones, les pattes d’éléphant et la bise aux garçons, notre sortie ne sera peut-être que temporaire, annonciatrice d’un fracassant (ou lamentable) retour dans vingt ans, dans trente ans, pour de nouvelles aventures. Reste qu’aujourd’hui le problème est là, est qu’il attend une solution.


La meilleure, celle qui nous vaudrait immédiatement la gloire et le succès, serait évidemment de jeter Pantoufle quelque part dans la méditerranée, avec nous cinq dedans, disparaître au fond des mers, de la surface du globe, pour mieux briller au firmament (et papa). Mais nous avons peu la fibre du James Dean et encore moins celle de l’infanticide célèbre dont vous trouverez le nom à titre d’exemple dans la définition du petit Larousse de l’année que vous voudrez (car le grand Robert, lui, ne donne pas d’exemple et encore moins de schéma. Robert est austère).

 

Et quand je dis nous, Anne-Claire encore moins que moi ne serait prête au sacrifice d’elle-même ou de l’un de ses enfants pour la grandeur de l’art ou la célébrité.

 

Nous en sommes donc réduits à trouver une fin honorable à ce blog, sous la difficile contrainte d’éviter les morts violentes. Nous pourrions éventuellement livrer quelque sex tape qui mettrait fin à mes élucubrations pornographiques (soft) de façon brutale et définitive (la vérité, enfin !). C’est à la mode effectivement, et les bimbos susnommées en usent et abusent quand l’indice de célébrité fléchit. Mais là encore je me heurte à l’hostilité de ma moitié qui voudrait quelque chose de plus conventionnel, plus familial. Un dernier article larmoyant plein de remerciements et de regrets ? Un bilan scientifique plein d’analyses et de théorèmes du voyageur ? Un florilège de nos bons moments, mauvais plans et meilleurs souvenirs (un best of quoi !) ? La fondation d’un club des quadras bourgeois occidentaux itinérants tardifs et temporaires (en véhicule motorisé)?

 

Deux choses en ce qui me concerne. D’abord une espèce de bilan, quand même, la veille de rentrer en France. Je suis terriblement académique, je sais, mais des générations de professeurs de français m’ont enseigné la thèse, antithèse, synthèse, comme à vous tous, et nous n’en sortirons pas (au travail, on appelle ça : scénario 1, scénario 2, scénario recommandé). Nous sommes modelés et la pâte a séché au soleil. Ensuite une version papier de ce blog, avec articles et photos choisies car si Barjavel avait raison, un bon vieux support physique résistera mieux au cataclysme à venir.

 

Nous fermerons donc ce blog d’ici une semaine et nous vous enverrons nos derniers bisous affectueux et sincères, amies lectrices et amis lecteurs, vous sans qui ce tour de monde aurait été plus vide et ce retour moins attendu.

 

La bise.
Vincent



Publié le 2/05/2010 à 11:30, dans Livre de Bord, Kastraki
Mots clefs :
Lien

<- Page précédente | Page suivante ->