Blondes autour du monde
Famille Craplet de Nanterre à Singapour, en camping-car entre 2009 et 2010


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A coup de Pow pow pow

(by Vince)

 

Nous ne sommes pas un groupe de rap dont les querelles d’egos incessantes compromettent irrémédiablement le prochain album, nous ne sommes pas une blonde bimbo riche héritière dont les multiples opérations chirurgicales ne parviennent plus à masquer la déchéance physique, accentuée par la consommation désespérée d’alcool et de cocaïne, qui petit à petit repousse au loin amants et paparazzis,  nous ne sommes pas un philosophe ayant tout dit et tout écrit dont les centaines de disciples attendent maintenant l’accomplissement du destin et la révélation finale pour se mettre en chemin et sauver le monde, nous ne sommes pas un dictateur paranoïaque, criminel de guerre sur le retour, ayant tant et si bien appauvri, affamé, torturé, déporté, massacré son peuple que ses plus grands fans réclament désormais ses adieux secrètement ou préparent son explosion définitive dans quelque cave sombre et humide, non … et pourtant, et pourtant nous sommes nous aussi confrontés à ce défi crucial de bien réussir sa sortie, de finir en beauté, de quitter la scène sous les bravos et de laisser bonne impression finale.

 

Alors certes, comme les Rolling Stones, les pattes d’éléphant et la bise aux garçons, notre sortie ne sera peut-être que temporaire, annonciatrice d’un fracassant (ou lamentable) retour dans vingt ans, dans trente ans, pour de nouvelles aventures. Reste qu’aujourd’hui le problème est là, est qu’il attend une solution.


La meilleure, celle qui nous vaudrait immédiatement la gloire et le succès, serait évidemment de jeter Pantoufle quelque part dans la méditerranée, avec nous cinq dedans, disparaître au fond des mers, de la surface du globe, pour mieux briller au firmament (et papa). Mais nous avons peu la fibre du James Dean et encore moins celle de l’infanticide célèbre dont vous trouverez le nom à titre d’exemple dans la définition du petit Larousse de l’année que vous voudrez (car le grand Robert, lui, ne donne pas d’exemple et encore moins de schéma. Robert est austère).

 

Et quand je dis nous, Anne-Claire encore moins que moi ne serait prête au sacrifice d’elle-même ou de l’un de ses enfants pour la grandeur de l’art ou la célébrité.

 

Nous en sommes donc réduits à trouver une fin honorable à ce blog, sous la difficile contrainte d’éviter les morts violentes. Nous pourrions éventuellement livrer quelque sex tape qui mettrait fin à mes élucubrations pornographiques (soft) de façon brutale et définitive (la vérité, enfin !). C’est à la mode effectivement, et les bimbos susnommées en usent et abusent quand l’indice de célébrité fléchit. Mais là encore je me heurte à l’hostilité de ma moitié qui voudrait quelque chose de plus conventionnel, plus familial. Un dernier article larmoyant plein de remerciements et de regrets ? Un bilan scientifique plein d’analyses et de théorèmes du voyageur ? Un florilège de nos bons moments, mauvais plans et meilleurs souvenirs (un best of quoi !) ? La fondation d’un club des quadras bourgeois occidentaux itinérants tardifs et temporaires (en véhicule motorisé)?

 

Deux choses en ce qui me concerne. D’abord une espèce de bilan, quand même, la veille de rentrer en France. Je suis terriblement académique, je sais, mais des générations de professeurs de français m’ont enseigné la thèse, antithèse, synthèse, comme à vous tous, et nous n’en sortirons pas (au travail, on appelle ça : scénario 1, scénario 2, scénario recommandé). Nous sommes modelés et la pâte a séché au soleil. Ensuite une version papier de ce blog, avec articles et photos choisies car si Barjavel avait raison, un bon vieux support physique résistera mieux au cataclysme à venir.

 

Nous fermerons donc ce blog d’ici une semaine et nous vous enverrons nos derniers bisous affectueux et sincères, amies lectrices et amis lecteurs, vous sans qui ce tour de monde aurait été plus vide et ce retour moins attendu.

 

La bise.
Vincent


Publié le 2/05/2010 à 11:30, dans Livre de Bord, Kastraki
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