Blondes autour du monde
Famille Craplet de Nanterre à Singapour, en camping-car entre 2009 et 2010


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Une étape nécessaire

(by Vince)


Bali, ... le 14 avril, avant de prendre notre avion, j'envoie un mail à notre agent à Singapour, afin de vérifier que Pantoufle continue tranquillement sa petite croisière qui doit l'amener au Pirée le 22 avril. Bonne surprise en retour, le bateau entrera au Pirée au moment même où notre avion Qatar Airways se posera à Athènes (lui, après nous avoir arrêtés d'abord à Singapour, puis à Doha).

 

Excellent. Le temps pour nous de faire le tour express d'Athènes, de payer deux nuits d'hôtel 100 euros chacune ( !), et nous récupérons Pantoufle à la douane où nous ont accompagnés les filles Vassiliadis. Parce que le monde des agents maritimes, transitaires, brokers, freight forwarders et compagnie, ne cesse de nous étonner. Cette fois il s'agit de Vassiliadis Group qui est en fait l'affaire familiale de Monsieur et Madame (Nikos, Rebecca) et leur deux filles (Eugenia, et ... je n'ai pas compris son prénom) Les parents ne parlent pas anglais, ce qui me fait douter de leur capacité à faire du freight forwarding, va savoir Jacques, mais nous offrent du café, et leur filles, si, et nous nous entassons avec elles dans la C3 pour rejoindre le port. Pantoufle nous y attend au milieu des pick-up Toyota qui l'ont sans doute accompagnée depuis Singapour. Et nous voilà repartis pour quelques kilomètres qui nous conduisent à Epidaure, première étape de notre tour du Péloponnèse.

 

Cette étape par la Grèce, avant de rentrer au bercail est finalement une bénédiction (que nous devons à la mauvaise réputation des douaniers Vietnamiens) pour plusieurs raisons. La première est qu'elle nous évitera de passer pour des débiles profonds aux yeux de nos amis, famille et collègues. Par exemple : oh, ahhhh, ouiiiiii, un coquelicot, c'est magnifique, quel bonheur de revoir des coquelicots, ce rouge profond, cette légèreté du pétale froissé, j'aime, que j'aime oh oui j'adore les coquelicots.
Cela nous évitera également de passer pour des gros cons racistes vis-à-vis de leurs propres congénères, ce qui serait un comble. Nous nous défoulons sur les grecs (excusez nous, Georges Moustaki, Nikos, et toute la troupe des Beaux Hellènes de Saint-Germain des prés, et tous les grecs en général. Sachez que si vous n'étiez si laids, nous vous aimerions comme des êtres humains. Oups)

 

Je ne sais pas ce que signifie exactement un nez grec, non plus qu'un pied d'ailleurs, mais nous constatons ici une curieuse similitude de tous les grecs, mâles, d'avoir le nez qui rejoint le menton au niveau de la bouche, tandis que, déséquilibré sans doute par cette anomalie, le front est rejeté en arrière donnant au visage grec une allure de R14 humaine, ou de commander de croiseur impérial dans Star Wars (celui qui parle comme un évier qui se vide)
J'ai tenté de le reproduire en dessin (cf. l'album du même nom) mais c'est le nombre qui rend la chose curieuse. Surement aussi notre arrivée d'Asie où le nez est un accessoire facultatif dont se passe la plupart des locaux. Passer en une nuit du pays des visages plats à celui des longs tarins déforme un peu la réalité, comme si nous eussions consommé des petits champignons marron à l'insu de notre plein gré. Enfin, retenez quand même cette information capitale, le grec peut fumer sous la douche, et même en faisant le poirier.


Quant aux grecques, elles sont plutôt pas mal, et retrouver des femmes bien de chez nous qui dépassent allègrement le mètre 50 me fait chaud au cœur. Et si vos yeux masculins s'illuminent, du cul du cul du cul, vous dites-vous, car enfin depuis la Hongrie et ses loches monumentales on nous assène du mystique, on nous assomme à coup de sermons, serait-ce enfin le retour du blog salace et du bloggeur obsédé sex-cul-elle ?

Du calme. Nous n'en sommes point encore là. Il est vrai qu'hormis les cambodgiennes dont les sourires aguicheurs auraient fait frétiller même la queue d'un pape mort (le pape, le poisson évidemment), les asiatiques me laissèrent de marbre et c'est surement la froideur insupportable de cette partie de mon anatomie qui me jeta dans les bras innombrables de Shiva et ses amis car on s'élève de là où l'on peut.
Il se pourrait donc qu'en revenant au pays des européennes cela réveille ma libido, endormant par là-même mes élans mystiques qui priveront peut-être l'humanité d'un nouveau gourou mais rendront à Anne-Claire ses espoirs de ne point prendre la cornette. Vous en saurez plus au prochain épisode, à moins que Zeus ne parvienne à faire renaître encore cet élan religieux. Même si en la matière Zeus, Aphrodite et Dionysos s'y connaissent aussi en galipettes et seront tout autant source d'inspiration en ce registre. Comme les hindous d'ailleurs. Et l'on se posera ici la question : pourquoi donc les religions monothéistes ont-elles diabolisé le sexe alors que leurs prédécesseurs l'intégraient si naturellement au cycle de la vie, à côté de la mort, la folie, la fécondité, l'amour, toutes ces choses qui nous font plus réfléchir qu'une émission de TF1 et que nous partageons, certes, avec l'escargot, mais avec un peu plus de panache, s'il vous plaît (exception faite de notre voisine Mme X). Du moins quand certains ne se mêlent pas de les rendre honteux car alors l'escargot nous dépasse et c'est bien le comble, surtout si l'on est parti à temps.

 

Cela faisait longtemps que je n'avais point commis d'article aussi verbeux et je m'en explique : poussé par la perspective de voir ce voyage se terminer, opportunité unique pourtant de le faire, je me suis mis dans la tête d'écrire une nouvelle, pour de vrai, au débotté et au stylo bille.
A part ça il fait froid la nuit mais 25 la journée. Il y a peu de touristes si ce n'est des retraités. On fait du jogging avec Anne-Claire. Les filles se passionnent de mythologie grecque autant que de l'hindouisme. Pantoufle est nickel. Il y a moins de sourire mais on repose nos mâchoires. Bientôt on sera rentré et il faudra sérieusement songer à cesser de signer ces sottises.

 

Accolade grecque

PS: et vraiment navré pour les volcans qui pètent et qui gachent les vacances


Publié le 19/04/2010 à 15:24, dans Livre de Bord, Épidaure
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